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L’objectif de cette thématique est de synthétiser des chélates innovants de radionucléides pour des applications biomédicales. L’utilisation de ligands spécifiques pour la complexation de radionucléides ou de métaux est devenue une nécessité pour des applications en thérapie, imagerie ou décorporation. Les travaux de recherche impliquent, dans un premier temps, la conception et le design d’un ligand spécifique d’un métal donné en se concentrant sur des paramètres physico-chimiques et synthétiques. Il s’agit ensuite de le synthétiser avec les outils classiques de la chimie organique.

Partant d’un savoir-faire en hétérochimie, nous avons mis au point la synthèse de ligands ambidants capables de complexer efficacement divers métaux d’intérêt ainsi que l’élaboration de cyclams fonctionnalisés par des bras complexant à base de thiazoles. La complexation du cuivre permet d’envisager leur utilisation à la fois en thérapie par TEMP (67Cu) et en imagerie par TEP (64Cu).

Structures moléculaire d’un ligand du Polonium ayant montré une très grande complexation.

Nous avons également étudié leur comportement vis-à-vis du polonium en vue d’obtenir des décorporants dans le cas d’une ingestion accidentelle ou d’un empoisonnement (210Po est considéré comme l’un des poisons les plus toxiq  ues et ne possède pas d’agents de décorporation efficaces). Une autre approche pour véhiculer un élément radioactif est de le lier de façon covalente à une biomolécule. C’est dans ce contexte que nous nous intéressons à l’astate qui semble être le candidat idéal pour faire de l’alphathérapie. La fixation de 211At sur les biomolécules vectrices reste un défi et un sujet d’étude complexe, l’astate étant un radioélément dont le comportement en solution est peu décrit.

 

Un autre aspect concerne la synthèse de ligands spécifique du fer (non radioactif) pour l’inhibition de la prolifération tumorale. L’objectif est d’induire une carence en fer des cellules cancéreuses et de ce fait une diminution de leur prolifération.