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  1. Qu’est-ce que ARRONAX ?
    ARRONAX signifie « Accélérateur pour la Recherche en Radiochimie et Oncologie à Nantes Atlantique ». Il s’agit d’un accélérateur (cyclotron) de particules. ARRONAX est également un clin d’œil au Professeur Aronnax, personnage du roman de Jules Verne (né à Nantes en 1828) intitulé « 20.000 lieux sous les mers ».
  2. Où est installé ARRONAX ?
    Ce grand équipement est installé à Saint-Herblain, en périphérie de Nantes, sur le campus du CHU René et Guillaume Laënnec et du Institut de Cancérologie de l’Ouest René Gauducheau.
  3. Pourquoi ARRONAX ?
    Les objectifs d’ARRONAX sont de produire des radioisotopes (atomes radioactifs) innovants pour la recherche en médecine nucléaire et de réaliser des recherches sur les effets des rayonnements sur la matière inerte et vivante.
  4. Quels sont les domaines d’applications ?
    Pour la recherche en médecine nucléaire, le principal domaine d’application est la cancérologie diagnostique (imagerie par Tomographie par Emission de Positons, TEP) et thérapeutique (radiothérapie vectorisée).Un autre domaine d’application médicale est l’imagerie TEP en cardiologie.
    Le second volet de recherche est l’étude des effets des rayonnements sur la matière inerte (Radiolyse, analyse non destructive de matériaux,…) et vivante (radiobiologie, dosimétrie, …)
  5. ARRONAX est-il un cyclotron comme les autres ?
    ARRONAX est unique par l’association de plusieurs de ses caractéristiques :
    – une énergie de 70 MeV (70 millions d’électrons-volts) alors que la majorité des cyclotrons « médicaux » ne dépasse pas 30 MeV.
    – une intensité maximale de 750 microampères (2 X 375 µA) alors que la majorité des cyclotrons « médicaux » ne dépasse pas 100 microampères.
    – la possibilité d’accélérer des protons, des deutons et des particules alpha alors que la majorité des cyclotrons « médicaux » n’accélère que des protons.
  6. Est-ce que ARRONAX peut être dangereux ?
    Ce cyclotron de forte puissance produira de fortes quantités, donc de fortes activités de radioisotopes variés. Ces fortes activités ne seront pas stockées sur le site mais réparties et distribuées dans les laboratoires de recherche en Europe. Ces radioisotopes ont des périodes physiques n’excédant pas quelques jours. Par ailleurs le cyclotron est un accélérateur, et ne contient aucun « combustible ». Enfin, en fonctionnement, ARRONAX est protégé par un blindage de béton épais qui interdit toute fuite, et à l’arrêt, le taux de radiation diminue rapidement. Il n’y aura donc aucun risque de dissémination de radioactivité à long terme en cas de panne ou d’accident grave portant sur la machine ou le bâtiment.
  7. Combien y a t-il de cyclotrons à usage médical en France ?
    Il y a plus de 200 cyclotrons à usage médical total ou partiel en Europe. La grande majorité a une énergie et une intensité limitée à la production de fluor-18.
    La France compte plus de 31 cyclotrons dédiés à la production de radionucléides pour la médecine nucléaire
  8. Qui utilise ARRONAX ?
    ARRONAX a été construit grâce à une initiative conjointe du laboratoire Subatech (CNRS, Institut Mines Telecom Atlantique, Université de Nantes) et du Centre Recherche en Cancérologie et en Immunologie de Nantes(Angers (Inserm, Université de Nantes) pour lesquels il représente un outil de recherche majeur. Mais ARRONAX est ouvert aux projets émanant de tous les laboratoires académiques intéressés en Europe et sous certaines conditions aux industriels. Un conseil scientifiques international se réunit tous les ans pour évaluer les travaux réalisés et conseiller la direction sur les orientations les plus prometeuses.